Votre enfant vomit, a la diarrhée ou refuse de boire. Que faire ? La solution de réhydratation orale (SRO) constitue le traitement de référence pour prévenir ou corriger une déshydratation liée à une diarrhée aiguë lorsque la voie orale reste possible. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les maladies diarrhéiques causent encore environ 443 832 décès par an chez les enfants de moins de 5 ans. Cet article explique pourquoi les enfants sont particulièrement vulnérables, comment fonctionne une SRO, comment la préparer correctement et dans quelles situations un avis médical devient indispensable.
| 📋 Note de transparence : Les produits présentés peuvent être commercialisés sur Paraexpert.tn. Leur présence dans cet article ne constitue pas, à elle seule, une certification de conformité à la formule OMS. Il reste essentiel de vérifier la composition, la notice et surtout le volume d’eau indiqué pour chaque sachet. |
Pharmacare Hydratec 10 Sachets
Pharmacare Hydratec est une solution de réhydratation orale qui restaure rapidement l’équilibre en eau et électrolytes. Sa formule à base de glucose, potassium et sodium aide à prévenir la déshydratation liée aux diarrhées, gastro-entérites ou fortes sudations, tout en favorisant une récupération rapide et efficace.
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| ⚡ Qu’est-ce qu’une solution de réhydratation orale : Une solution de réhydratation orale associe du glucose et des électrolytes dans des proportions précises afin de favoriser l’absorption intestinale de l’eau. Depuis 2003, l’OMS et l’UNICEF recommandent une formule à osmolarité réduite, développée pour améliorer la réhydratation orale par rapport à l’ancienne formulation. La formule OMS à osmolarité réduite présente une osmolarité totale de 245 mOsm/L. Cette valeur concerne la composition finale de la solution correctement reconstituée : elle ne signifie pas que tous les sachets disponibles dans le commerce doivent être mélangés dans le même volume d’eau. |
| 📊 Données clés — Solution de réhydratation orale : –443 832 décès par an — C’est le nombre approximatif de décès dus aux maladies diarrhéiques chez les enfants de moins de 5 ans rapporté par l’OMS. –245 mOsm/L — Il s’agit de l’osmolarité de la formule OMS à osmolarité réduite. Voir le document OMS sur la nouvelle formulation des SRO. –Petites quantités fréquentes — NICE recommande d’administrer la SRO fréquemment et en petites quantités chez l’enfant présentant une déshydratation. –Dilution exacte — Le volume d’eau dépend du produit : il faut respecter les instructions figurant sur le sachet ou la notice. |
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Points clés à retenir concernant la solution de réhydratation orale :
- 💡 Traitement de référence — Lorsqu’elle est possible, la réhydratation orale constitue la prise en charge privilégiée de la déshydratation liée à la gastro-entérite. Les recommandations NICE préconisent une SRO à faible osmolarité chez l’enfant présentant une déshydratation clinique.
- 🔑 Dilution exacte — Respectez toujours le volume d’eau indiqué sur le sachet. Pour Pharmacare Hydratec, la fiche produit Paraexpert indique 1 sachet dans 200 mL d’eau. Cette instruction concerne ce produit et ne doit pas être généralisée automatiquement aux autres SRO.
- ⚠️ Conservation — Respectez le délai et les conditions de conservation indiqués sur la notice du produit. Une préparation reconstituée ne doit pas être conservée au-delà de la durée prévue.
- ✅ Lopéramide à proscrire — Dans ses recommandations d’experts 2024, le GFHGNP indique explicitement que le lopéramide est à proscrire chez l’enfant.
- 📌 Signes d’alerte — Une léthargie, une altération de l’état général, une diminution importante des urines, une incapacité à boire ou des vomissements persistants nécessitent un avis médical rapide.
- 🌡️ Contexte tunisien — Pendant les périodes de forte chaleur, une surveillance attentive des apports hydriques et de l’état général du nourrisson ou du jeune enfant est particulièrement importante.
| 💊 L'avis de l'expert Paraexpert — Aymen Skander, pharmacien La formule OMS à osmolarité réduite contient notamment 75 mmol/L de sodium et 75 mmol/L de glucose, pour une osmolarité totale de 245 mOsm/L. Ces proportions expliquent pourquoi le volume d’eau prévu pour reconstituer une SRO doit être respecté précisément. En période de forte chaleur, surveillez particulièrement les apports hydriques, les urines et l’état général de l’enfant. |
1. La déshydratation de l'enfant : un danger souvent sous-estimé

La déshydratation infantile peut évoluer rapidement, particulièrement chez le nourrisson. Une diarrhée ou des vomissements répétés entraînent des pertes d’eau et d’électrolytes qui deviennent plus préoccupantes lorsque l’enfant boit simultanément moins que d’habitude.
| 💡 Conseil de l'expert Paraexpert — Aymen Skander, pharmacien : Préparez toujours la SRO avec une eau potable sûre. Il n’est pas justifié d’écarter systématiquement l’eau du robinet lorsqu’elle est potable. En cas de doute sur sa qualité sanitaire, utilisez une eau dont la potabilité est garantie. |
1.1. Pourquoi les enfants sont-ils plus vulnérables à la déshydratation ?
Les nourrissons et les jeunes enfants sont particulièrement sensibles aux pertes hydriques. Leur équilibre peut être perturbé rapidement lorsque diarrhée, vomissements et baisse des apports se cumulent.
Les recommandations NICE sur la gastro-entérite de l’enfant identifient notamment les enfants de moins d’un an comme présentant un risque accru de déshydratation, avec une vigilance particulière avant l’âge de six mois.
1.2. Quelles sont les causes les plus fréquentes de déshydratation chez l'enfant ?
La gastro-entérite aiguë constitue une cause fréquente de déshydratation chez l’enfant. La diarrhée et les vomissements augmentent les pertes d’eau et d’électrolytes alors que l’enfant peut simultanément diminuer ses prises alimentaires et hydriques.
Une fièvre ou une exposition à une forte chaleur peut également augmenter les besoins hydriques. La priorité consiste donc à surveiller l’hydratation et à compenser les pertes suffisamment tôt.
1.3.Reconnaître les signes de déshydratation : de léger à sévère
La déshydratation ne se diagnostique pas sur un seul symptôme. Les recommandations NICE retiennent notamment une diminution des urines, une irritabilité ou une léthargie, une modification de la réactivité, ainsi que, dans les formes plus sévères, une peau pâle ou marbrée et des extrémités froides.
Le GFHGNP rappelle également que la diarrhée aiguë peut se compliquer d’une déshydratation sévère et souligne le risque accru chez les nourrissons de moins de six mois.
Une aggravation de l’état général nécessite une évaluation médicale.
2. Solution de réhydratation orale (SRO) : le bouclier contre la déshydratation

La SRO n’est pas une simple boisson sucrée. Elle contient du glucose et des électrolytes dans des proportions calculées afin de favoriser l’absorption intestinale de l’eau et de remplacer les pertes liées à la diarrhée.
| 💡 Conseil de l'expert Paraexpert — Aymen Skander, pharmacien : Ne remplacez pas une SRO par un jus de fruits ou une boisson gazeuse pendant une gastro-entérite. NICE recommande d’éviter ces boissons chez l’enfant, notamment parce qu’elles ne constituent pas une solution de réhydratation adaptée. |
2.1. Qu'est-ce qu'une solution de réhydratation orale et à quoi sert-elle ?
La nouvelle formulation OMS/UNICEF des sels de réhydratation orale associe notamment du sodium, du glucose, du chlorure, du potassium et du citrate. Elle est conçue pour remplacer simultanément l’eau et les électrolytes perdus au cours d’une diarrhée.
L’efficacité de la solution dépend directement du respect de sa composition et de sa dilution. Ajouter trop ou trop peu d’eau modifie les concentrations prévues.
2.2. Comment la SRO agit-elle dans l'organisme ?
Le fonctionnement d’une SRO repose en grande partie sur le cotransport intestinal du sodium et du glucose. L’absorption conjointe de ces deux éléments favorise le passage de l’eau à travers la paroi intestinale.
Ce mécanisme explique pourquoi l’OMS insiste sur une formulation précisément équilibrée. La SRO doit donc être reconstituée conformément aux indications du produit, sans ajout de sucre, de jus ou d’autres ingrédients.
2.3. SRO ou perfusion intraveineuse : quand laquelle choisir ?
Chez l’enfant présentant une déshydratation clinique, NICE recommande en première intention une SRO à faible osmolarité lorsque la voie orale reste possible. Une perfusion intraveineuse est notamment indiquée lorsqu’un choc est suspecté ou confirmé, lorsque l’état clinique se détériore malgré la réhydratation orale ou lorsque l’enfant vomit la SRO de façon persistante.
Les données scientifiques vont dans le même sens. Une revue Cochrane consacrée aux SRO à osmolarité réduite a observé moins de perfusions intraveineuses non planifiées avec ces formulations qu’avec l’ancienne SRO standard de l’OMS. Cette revue a été publiée en 2002, et non en 2024.
3. Guide pratique : préparer, administrer et conserver la solution de réhydratation orale

Bien préparer la SRO est aussi important que de l’administrer correctement. Une quantité d’eau incorrecte modifie les concentrations finales en glucose et en électrolytes.
| 💡 Conseil de l'expert Paraexpert — Aymen Skander, pharmacien : Vérifiez le volume indiqué sur chaque sachet. La règle des 200 mL ne doit pas être appliquée automatiquement à une autre référence de SRO. |
3.1. Étapes de préparation : comment reconstituer un sachet de SRO correctement
- Lisez le sachet ou la notice afin d’identifier le volume exact d’eau nécessaire.
- Mesurez précisément cette quantité d’eau potable.
- Versez le contenu complet du sachet dans l’eau.
- Mélangez jusqu’à dissolution complète.
- N’ajoutez ni sucre, ni jus, ni sirop, ni arôme.
- Ne réduisez et n’augmentez pas arbitrairement le volume d’eau.
Dans ses recommandations destinées aux parents, NICE précise que la SRO doit être préparée conformément aux instructions figurant sur son emballage.
Pour Pharmacare Hydratec, la fiche de Paraexpert indique spécifiquement de dissoudre 1 sachet dans 200 mL d’eau. Cette quantité concerne Hydratec et ne doit pas être transformée en règle universelle pour toutes les SRO.
3.2. Comment administrer la SRO à un nourrisson ou un enfant : quantités et rythme
Chez un enfant présentant une déshydratation, NICE recommande d’administrer la SRO fréquemment et en petites quantités. L’allaitement maternel doit être poursuivi en parallèle.
Les recommandations NICE proposent, en cas de déshydratation clinique, 50 mL/kg pour compenser le déficit sur quatre heures, en plus des besoins d’entretien. Cette quantité correspond toutefois à une recommandation clinique et ne remplace pas l’évaluation d’un professionnel de santé lorsque l’état de l’enfant est préoccupant.
Si l’enfant refuse systématiquement de boire ou vomit la SRO de façon persistante, demandez un avis médical.
3.3. Conservation de la SRO et erreurs fréquentes à éviter
Après reconstitution, respectez le délai et les conditions de conservation indiqués sur la notice de la SRO utilisée.
Erreurs courantes à éviter :
- Utiliser une eau dont la potabilité est douteuse
- Utiliser un volume d’eau approximatif
- Ajouter du sucre, du jus ou du sirop
- Conserver la préparation au-delà du délai prévu
- Remplacer la SRO par un soda
- Remplacer la SRO par une boisson sportive
- Utiliser la dilution prévue pour une autre marque
Selon la fiche officielle des Laboratoires Pharmacare, Hydratec est présenté en boîte de 10 sachets et contient notamment du glucose, du potassium, du chlorure de sodium et de l’acide citrique. La fiche publique du fabricant ne fournit cependant pas les concentrations détaillées permettant d’affirmer, sur cette seule base, que le produit correspond exactement à la formule OMS de 245 mOsm/L.
4. Solution de réhydratation orale : quand consulter et quels traitements éviter ?
La SRO constitue un élément central de la prise en charge de la déshydratation, mais elle ne remplace pas une évaluation médicale lorsqu’un enfant présente des signes de gravité.
| 💡 Conseil de l'expert Paraexpert — Aymen Skander, pharmacien : Si votre enfant refuse de boire, vomit de façon persistante, devient inhabituellement somnolent ou présente une dégradation de son état général, demandez rapidement l’avis d’un professionnel de santé. |
4.1. Signes d'alerte : quand la SRO ne suffit plus
Les recommandations NICE préconisent une évaluation attentive de l’état général, de la réactivité, de la quantité d’urines, de la coloration cutanée et des extrémités. Elles indiquent également que les enfants de moins d’un an, particulièrement ceux de moins de six mois, présentent un risque accru de déshydratation.
Demandez rapidement un avis médical en présence notamment :
- d’une incapacité à boire suffisamment.
- d’une altération importante de l’état général ;
- d’une léthargie ou d’une diminution de la réactivité ;
- d’une diminution importante des urines ;
- de vomissements persistants empêchant de conserver la SRO ;
- de signes de déshydratation qui s’aggravent malgré la réhydratation ;
4.2. Médicaments déconseillés ou contre-indiqués chez l'enfant
La priorité reste la réhydratation. Les médicaments visant uniquement à réduire la diarrhée ne doivent jamais retarder cette prise en charge.
Dans ses recommandations d’experts 2024, le GFHGNP indique que l’intérêt du racécadotril est considéré comme limité et qu’il n’est donc plus recommandé en routine. Le même document précise que le lopéramide est à proscrire chez l’enfant et que les AINS sont contre-indiqués en cas de déshydratation.
4.3. La SRO, un traitement qui ne se substitue pas au suivi médical
Une SRO corrige les pertes en eau et en électrolytes, mais elle ne traite pas nécessairement la cause de la diarrhée.
Continuez à surveiller l’état général, les urines, la capacité de l’enfant à boire et l’évolution des symptômes.
En cas de doute ou d’aggravation, consultez un médecin, un pédiatre ou un pharmacien.
4.3. Tableau comparatif — Choisir sa SRO selon le profil
| Profil | Produit adapté | Actif clé | Bénéfice principal | Précaution |
| Nourrisson < 2 ans | SRO pédiatrique adaptée | Glucose + électrolytes | Réhydratation orale | Respecter exactement la dilution |
| Enfant > 2 ans | SRO adaptée à l’enfant | Glucose + électrolytes | Compenser les pertes | Vérifier le volume indiqué |
| Adulte / voyageur | SRO adaptée à la situation | Sodium + glucose + potassium | Compenser les pertes digestives | Suivre la notice |
| Sportif / chaleur intense | Solution adaptée aux pertes liées à la sudation | Eau + électrolytes | Compensation hydrique | Ne pas confondre avec une SRO pédiatrique |
Conclusion
La déshydratation infantile peut évoluer rapidement, particulièrement chez le nourrisson et le jeune enfant. Lorsqu’une diarrhée entraîne des pertes hydriques, la solution de réhydratation orale constitue le traitement de référence lorsque la voie orale reste possible.
Préparez toujours le sachet avec le volume exact d’eau indiqué sur son emballage, administrez la solution fréquemment en petites quantités et poursuivez l’allaitement maternel. L’OMS et NICE confirment le rôle central de la réhydratation orale correctement préparée dans la prise en charge de la déshydratation liée à la diarrhée.
En revanche, une altération de l’état général, des vomissements persistants, une impossibilité de boire ou une aggravation malgré la SRO nécessitent une évaluation médicale.
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FAQ
Le choix repose avant tout sur une SRO adaptée à l’âge et à la situation, avec une composition et des instructions de dilution clairement indiquées. Chez un nourrisson ou en cas de doute, demandez conseil à un professionnel de santé.
Préparez le sachet avec le volume exact d’eau indiqué sur l’emballage. Selon NICE, la SRO doit ensuite être administrée fréquemment et en petites quantités, tout en poursuivant l’allaitement maternel.
Chez l’enfant présentant une déshydratation ou un risque accru, la SRO permet de remplacer l’eau et les électrolytes perdus. Une aggravation de l’état général nécessite un avis médical.
Il est préférable d’administrer la SRO fréquemment en petites quantités plutôt que de faire boire brutalement un grand volume. Cette méthode est également celle retenue dans les recommandations NICE.
En cas de déshydratation liée à une gastro-entérite, une SRO apporte de l’eau, du glucose et des électrolytes dans des proportions adaptées. NICE recommande d’éviter les jus de fruits et les boissons gazeuses pendant la réhydratation de l’enfant.
Une diminution des urines, une irritabilité inhabituelle, une léthargie, une baisse de réactivité ou une dégradation de l’état général peuvent évoquer une déshydratation. Ces signes figurent parmi les éléments d’évaluation décrits par NICE.


